Exérèse par voie laparoscopique d’un carcinome hépatocellulaire au niveau du segment hépatique IVa

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Exérèse   par   voie   laparoscopique   d’un   carcinome   hépatocellulaire   au   niveau   du   segment   hépatique   IVa

Authors
Catégorie
complex cases
Mots-clés
Type de vidéo
Durée
08'24''
Publication
2008-09
Popularité
Favoris
Favorites Media
Audio
en fr tw
Sous-titres
en
E-publication
WeBSurg.com, Sept 2008;8(09).
URL: http://www.websurg.com/doi-vd01fr2390.htm

Exérèse   par   voie   laparoscopique   d’un   carcinome   hépatocellulaire   au   niveau   du   segment   hépatique   IVa

4. Marquage de la tumeur et dissection 02'13''
L’intervention débute par le marquage au niveau de la capsule du foie d’une marge de sécurité de 1cm. Le marquage de ce repère est important pour éviter au cours de l’intervention de se rapprocher de la tumeur et de risquer d’avoir une résection incomplète sans marge de sécurité suffisante. L’intervention est menée dans sa totalité avec quatre trocarts. Les quatre trocarts sont placés en position sous-costale ; l’optique est un optique de 10mm à 30 degrés. La résection parenchymateuse se fait sans contrôle vasculaire pédiculaire, ceci afin de préserver la vascularisation du parenchyme restant non-opéré. La dissection utilise essentiellement deux instruments, d’une part un dissecteur à ultrasons, l’Autosonic de la Société Covidien qui permet une coagulation parenchymateuse hépatique superficielle de bonne qualité, mais également et de façon complémentaire pour tous les gestes, une base de coagulation bipolaire. En effet, la coagulation à ultrasons a une diffusion thermique en profondeur de 2 à 3mm, probablement insuffisante chez ces patients cirrhotiques, pour contrôler l’ensemble des veines liées à l’hypertension portale. Toutes les zones coagulées par le dissecteur à ultrasons sont ensuite re-coagulées du côté restant à la coagulation bipolaire. Celle-ci assure une électrocoagulation de l’ordre de 5 à 10mm en profondeur dans le parenchyme hépatique qui assure, d’une part, une marge de sécurité supérieure, et d’autre part qui prévient une hémorragie opératoire ou postopératoire. La dissection dans le parenchyme est menée successivement du côté droit de la tumeur sur sa partie antérieure, du côté gauche, puis au niveau de sa partie postérieure. Ceci permet d’avoir en permanence une compression des zones opératoires pendant quelques minutes avant de ré-opérer du même côté, ce qui assure une hémostase tout à fait satisfaisante au niveau de la zone de résection. Ici une dissection postérieure est menée au bistouri à ultrasons pendant que l’aspirateur, placé en avant, comprime la tumeur et la zone qui a été disséquée précédemment. La coagulation bipolaire assure une coagulation définitive. La profondeur de la résection est contrôlée en permanence à l’aide d’un centimètre. En effet, la profondeur de la dissection doit être menée jusqu’à 2,5cm de profondeur, distance suffisante pour assurer une marge de résection supérieure à 10mm dans tous les plans de coupe, mais également une distance de sécurité pour éviter une lésion de la veine sus-hépatique médiane. La dissection continue pas à pas, en plaçant les instruments une fois dans le trocart de droite, une fois dans le trocart de gauche de façon à avoir des angles d’attaque des instruments adaptés à la zone que l’on veut disséquer. La pièce est écartée avec l’aspirateur dans la plupart des cas de façon à pouvoir immédiatement assurer l’aspiration d’une zone hémorragique et assurer son contrôle à l’aide de la coagulation bipolaire. Lorsque l’exposition doit être un peu plus poussée, un petit tampon placé dans une pince permet également la rétraction du parenchyme hépatique sans effraction tissulaire. Ces tampons atraumatiques sont utilisés pour l’ensemble des dissections des organes parenchymateux, que ce soit le foie, mais également la rate ou la surrénale. Là encore, l’opérateur manipule d’une main l’aspirateur et de l’autre main soit le dissecteur à ultrasons, soit la coagulation bipolaire. La dissection se termine par la mobilisation complète de la tumeur hors de sa zone opératoire. La zone de résection est immédiatement contrôlée avec application de coagulation bipolaire complémentaire, si nécessaire. Toutefois, hémostase spontanée pour compléter le geste, on procède d’abord à l’ablation de la pièce opératoire après son introduction dans un sac d’extraction.