Gastrectomies pour lésions bénignes : la gastrectomie partielle typique et en variation : antrectomie
L'agencement du bloc opératoire, la position du patient et du matériel, le choix des instruments sont détaillés. Les points techniques de cette intervention chirurgicale sont présentés étape par étape : mobilisation de la grande courbure, mobilisation du duodénum, anastomose gastro-jéjunale, anastomose gastro-duodénale, duodénums difficiles, libération de la courbure, section de l’estomac, rétablissement de la continuité, anastomose selon Péan, anastomose selon Polya.
Cette approche est bien standardisée pour cette pathologie.
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2001-09
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Gastrectomies pour lésions bénignes : la gastrectomie partielle typique et en variation : antrectomie
L’indication chirurgicale est alors retenue chez les patients qui ne répondent pas au traitement médical et chez ceux qui ont une mauvaise observance médicamenteuse à long terme (Michot et Fraleu-Louer, 1996). Les autres indications sont les tumeurs bénignes ou certains troubles fonctionnels.
Cette chirurgie, qui peut être menée de façon classique, est désormais essentiellement menée sous laparoscopie.
La tranche de section gastrique est marquée par une ligne oblique. Elle part d’un point situé à deux travers de doigt (4 cm) en-dessous du cardia sur la petite courbure, au niveau de la partie terminale de l’artère gastrique gauche, pour se terminer au niveau des premiers vaisseaux courts gastriques, sur la zone avasculaire de la grande courbure.
Il est réalisé :
- soit par une anastomose gastro-duodénale (manuelle ou mécanique) ;
- soit par une anastomose gastro-jéjunale où le moignon restant de l’estomac est réuni à la première anse jéjunale (manuelle ou mécanique).
1. le cardia, qui correspond à la jonction avec l’oesophage abdominal ;
2. le pylore, qui correspond à la jonction avec le duodénum.
3. La partie verticale se projette à gauche de la colonne vertébrale. Elle comprend la grosse tubérosité (fundus) et le corps de l’estomac ;
4. La partie horizontale croise la ligne médiane et se dirige vers la droite.
5. la première portion libre de duodénum. Elle est séparée du pancréas par le prolongement droit de la bourse omentale qui s’étend jusqu’à l’artère gastro-duodénale.
6. d’une zone acide appelée l’antre ;
7. de la grosse tubérosité appelée le fundus.
La limite de ces deux zones fonctionnelles ne correspond pas à la jonction entre les parties horizontale et verticale de l’estomac.
Elle se répartit en quatre pédicules :
- deux au niveau de la petite courbure ;
- deux au niveau de la grande courbure.
Ces pédicules se rejoignent au travers d’un riche réseau anastomotique, permettant une suppléance vasculaire en cas d’oblitération ou de ligature d’un des troncs principaux.
Long de 1 à 3 cm, sa terminaison en trois branches donne naissance à :
1. l’artère gastrique gauche ;
2. l’artère hépatique commune ;
3. l’artère splénique.
1. directement de l’aorte ;
2. d’une artère diaphragmatique inférieure ;
3. d’un tronc gastro-splénique ;
4. d’un tronc hépatico-gastrique.
a. l’une antérieure ;
b. l’autre postérieure.
Elles descendent appliquées le long de la petite courbure et se terminent en s’anastomosant avec les branches terminales de l’artère gastrique droite ou artère pylorique.
a. une artère hépatique (inconstante et fonctionnelle dans 30 % des cas) ;
b. des artères cardio-oesophagiennes antérieure et postérieure (qui vascularisent le cardia et l’oesophage abdominal).
1. des artères gastro-duodénales ;
2. de l’artère hépatique gauche ;
3. de l’artère hépatique propre.
Les artères gastriques droite et gauche constituent ainsi l’arc vasculaire de la petite courbure.
a. naît de la division de l’artère gastro-duodénale au bord inférieur du duodénum en artères pancréatico-duodénale inférieure droite et gastro-omentale droite ;
b. achemine le long de la grande courbure de l’estomac, de droite à gauche, à une distance constante d’environ 1 cm pour donner naissance à :
c. des branches sur les deux faces de l’estomac et dans l’omentum.
Les artères gastro-omentales droite et gauche constituent ainsi l’arc vasculaire de la grande courbure.
Chez certains patients cependant ils naissent directement du tronc de l’artère splénique ou de ses branches terminales.
Au nombre de deux à six, ils cheminent du hile splénique à l’estomac par l’omentum gastro-splénique.
Le vaisseau le plus volumineux rejoint la face postérieure de l’estomac et se ramifie de la grosse tubérosité au cardia : il s’agit de l’artère gastrique postérieure ou artère cardio-tubérositaire postérieure.
Le patient est installé en décubitus dorsal après administration d’une antibioprophylaxie (systématique).
Une sonde naso-gastrique permet de vider totalement l’estomac.
Un billot, gonflable de préférence, ou une cassure de la table au niveau de la pointe des omoplates du patient permettent une meilleure exposition. Cet artifice doit être supprimé lors de la fermeture pariétale.
2. Le premier assistant se place en face du chirurgien.
3. Le second assistant se place à la gauche du chirurgien.
4. L’instrumentiste se place en face du chirurgien à la gauche du premier assistant.
5. L’anesthésiste se place à la tête du patient.
2. Bistouri électrique
3. Table d’opération
4. Table muette
Une incision médiane est réalisée de l’appendice xiphoïde jusqu’à l’ombilic.
La partie haute de l’incision dégage largement l’appendice xiphoïde pour donner un jour suffisant à la portion haute de l’estomac. La partie inférieure de l’incision déborde légèrement l’ombilic vers la gauche si le patient est pléthorique. L’incision préserve le ligament rond, pour faciliter l’exposition.
Une protection pariétale est assurée par une jupette en plastique et un écarteur pariétal de type Gosset est mis en place.
Il est inutile de réaliser une traction supérieure sous-costale.
2. Dissection duodénale
- option Polya (moignon duodénal fermé)
- option Péan (moignon duodénal ouvert)
3. Dissection de la petite courbure
4. Section de l’estomac
5. Rétablissement de la continuité gastrique
- option Polya
- option Péan
L’estomac est écarté vers le haut du corps avec une ou deux pinces de Babcock ou une compresse pour éviter qu’il ne glisse.
Le côlon transverse est légèrement soulevé afin de tendre les vaisseaux qui l’unissent à l’estomac.
La dissection au bistouri électrique des adhérences postérieures unissant l’estomac au pancréas est poursuivie vers la droite jusqu’au niveau du pylore.
Pour la réalisation d’une antrectomie simple, cette dissection est plus limitée : elle s’arrête à la partie moyenne de l’arcade gastro-omentale.
Il est alors impératif de conserver l’arcade vasculaire, alimentée par l’artère gastro-omentale gauche, qui participe à la vascularisation du corps de l’estomac.
La dissection des adhérences postérieures du pylore est de préférence réalisée au bistouri à Argon, car il assure l’hémostase sans multiplier les petites ligatures d’un fin lacis veineux.
La veine gastro-omentale droite, qui rejoint le tronc gastro-colique (tronc de Henlé), est ligaturée.
Il faut veiller à préserver l’artère gastro-omentale droite.
La pars flaccida est ouverte de haut en bas jusqu’au pylore. Cela permet de passer la main gauche en arrière du pylore pour l’exposer. Cette préhension assure à la fois la présentation du pylore, qui permet de disséquer et de lier l’artère gastrique droite (artère pylorique) au contact du pylore et de protéger en arrière l’artère hépatique.
La dissection du duodénum mobile est finalisée en liant ou en coagulant un ou deux petits vaisseaux supra-duodénaux.
L’artère gastro-duodénale marque la limite droite de la dissection de la première portion du duodénum.
La section doit emporter 2 à 4 cm de duodénum et rester à gauche de l’artère gastro-duodénale. Il faut conserver environ 1 cm de duodénum mobile pour traiter correctement la tranche duodénale.
b. Une anastomose gastro-duodénale est réalisée lorsque le moignon duodénal doit être conservé.
Dans certains cas, l’état du moignon duodénal ne permet ni anastomose, ni fermeture sûre.
La solution qui nous semble simple, rapide et sûre est celle d’utiliser une pince à agrafage et section linéaire (55 mm, chargeur bleu) qui assure l’hémostase, l’étanchéité et la section du duodénum sans ouverture de l’organe et donc sans contamination du champ opératoire.
Deux clamps droits rigides sont placés de part et d’autre de la zone de section. Une fermeture par points séparés ou par surjet extra-muqueux est réalisée.
La plupart des auteurs effectuent alors un second plan d’enfouissement par une seconde rangée de points ou en réalisant une bourse d’enfouissement. Ce plan d’enfouissement nécessite une longueur de 2,5 cm de paroi duodénale, longueur supérieure à celle requise pour appliquer une agrafeuse.
Malgré son faible taux, de l’ordre de 4,5 % (Kyzer et al., 1997), la fistule postopératoire reste une complication grave de cette chirurgie.
La suture peut être renforcée à l’aide d’une colle biologique.
Aucune réduction significative du taux de fistule postopératoire n’a été démontrée.
Il est impératif de :
- conserver un moignon duodénal de bonne qualité ;
- pouvoir affronter les deux segments digestifs, estomac et duodénum, sans tension ;
- décoller le bloc duodéno-pancréatique de ses attaches postérieures avant de réaliser l’anastomose afin de gagner un peu de longueur (manoeuvre de Kocher).
Il est possible d’utiliser une pince automatique d’agrafage linéaire 1 cm en amont de la zone retenue pour l’anastomose. Le fragment comportant les agrafes est donc recoupé au dernier moment pour réaliser l’anastomose.
L’anastomose gastro-duodénale peut être réalisée avec une pince à agrafage circulaire pour la mise en place d’une pince à bourse. Le moignon duodénal est coupé et l’enclume de la pince à anastomose circulaire est positionnée (voir anastomose selon Péan).
La réalisation d’une anastomose préservant le pylore et l’innervation vague diminuerait les séquelles fonctionnelles de la gastrectomie. Elle n’est toutefois pas de pratique courante (Yunfu et al., 1998).
L’évolution du processus ulcéreux en arrière du duodénum va intéresser le bloc duodéno-pancréatique, c’est-à-dire le pancréas, le cholédoque et le canal de Santorini. Le processus de sclérose péri-ulcéreux fait disparaître le plan de clivage entre le duodénum et le cholédoque, ce qui explique la possibilité de lésion de la voie biliaire pendant la dissection.
Si l’état du duodénum ou la longueur de duodénum sain disponible ne permet pas d’appliquer une pince à agrafage linéaire, le duodénum doit être suturé sans dissection par des points séparés. Il est suturé transversalement si une longueur suffisante est disponible pour réaliser deux plans.
S’il est impossible de disséquer le bord postérieur, la suture est faite par des points séparés dans le sens longitudinal.
Si aucune suture de qualité est réalisable, il faut réaliser une duodénostomie (fistule dirigée) sur sonde. Une sonde en caoutchouc, multiperforée ou de Pezzer, est introduite dans la lumière du moignon duodénal sur 3 à 4 cm. Une bourse ou des points ferment le moignon autour de la sonde. La sonde est extériorisée dans le flanc droit, doublée par une lame de drainage. Cette duodénostomie ramène 300 à 600 ml de liquide par jour. Elle est maintenue pendant 8 à 15 jours avant d’être progressivement retirée. Le trajet se ferme spontanément dans la plupart des cas.
Cette ligature préserve :
- une branche collatérale du tronc coeliaque à destinée du foie ;
- l’artère hépatique gauche accessoire qui peut être dominante ;
- l’artère cardio-tubérositaire qui vascularise le cardia.
Une agrafeuse linéaire de 90 mm (agrafes vertes, hauteur 2,5 mm) est appliquée et fermée.
En cas de longueur insuffisante de l’agrafeuse, il est possible d’utiliser des chargeurs supplémentaires pour terminer l’agrafage.
Un surjet d’hémostase complémentaire sans enfouissement est réalisé.
L’incision est menée dans les plans séreux et musculaires pour découvrir le plan sous-muqueux richement vascularisé. Pas à pas, les vaisseaux sous-muqueux sont liés par une suture résorbable fine, 3.0 ou 4.0.
La tranche est refermée en deux plans au fil résorbable par points séparés ou par surjets.
- les anastomoses gastro-duodénales (selon Péan ou Billroth I) ;
- les anastomoses gastro-jéjunales (selon Polya ou Billroth II).
Les deux procédures, dont le principe est décrit depuis 1881 (Lau et Leow, 1997; Trias et al., 1996), permettent de rétablir la continuité digestive après résection gastrique.
Les durées opératoires des deux techniques sont comparables (Kyzer et al., 1997). Aucun avantage déterminant en faveur de l’une ou de l’autre technique ne ressort de la littérature en terme de complications secondaires aux gastrectomies :
- survenue tardive de cancer sur le moignon gastrique ;
- métabolismes calcique et hormonal ;
- hémorragies ;
- reflux ;
- sécrétion de cholécystokinine (Kyzer et al., 1997; Oka et al., 1995).
Cette anastomose simple, rapide et facile à réaliser rétablit le circuit digestif physiologique.
En revanche, la localisation de l’anastomose rend une fistule particulièrement grave à ce niveau et empêche toute ré-alimentation.
La partie gauche de l’estomac et du duodénum sont anastomosées, tout d’abord par le plan postérieur, par suture manuelle au fil résorbable.
Danger : en raison du risque de persistance de cellules sécrétantes dans la partie restante de l’estomac, il est impératif d’associer ce geste à une vagotomie tronculaire.
Il existe plusieurs variantes de l’anastomose gastro-duodénale selon Péan :
a. l’anastomose gastro-duodénale termino-latérale (opération de Von Haberer, anastomose de Patel-Lataste-Noack) ;
b. l’anastomose sur le bord droit de l’estomac ;
c. l’agrafage par agrafeuse circulaire où l’anastomose se fait à la face postérieure du moignon gastrique. Le moignon duodénal est sectionné après mise en place d’une pince à bourse. L’enclume d’une pince à anastomose circulaire est placée dans le duodénum et la bourse est serrée. L’une des extrémités de la rangée d’agrafes de section de l’estomac est ouverte et une pince circulaire est introduite dans la lumière gastrique. L’axe de la pince circulaire perfore la face postérieure de l’estomac et après encliquetage de l’enclume, l’anastomose est effectuée. L’orifice d’introduction est refermé par un coup d’agrafage linéaire.
Il est possible d’effectuer cette anastomose par agrafeuse circulaire avant section de l’estomac. L’antre est conservé. La pince à agrafage est introduite par le pylore. Elle perfore comme décrit ci-dessus la face postérieure de l’estomac, puis la suture est réalisée entre l’estomac et le duodénum. La résection gastrique est alors effectuée après la confection de l’anastomose par application du coup de pince automatique (Oka et al., 1995).
Elle respecte dans la mesure du possible certains principes :
- l’anastomose est de préférence réalisée mécaniquement ;
- l’anastomose est latéro-latérale, entre la face postérieure de l’estomac et la première anse jéjunale ;
- l’anse jéjunale servant à l’anastomose est courte, entre 20 et 40 cm, pour respecter la physiologie du circuit digestif.
- l’anastomose est anisopéristaltique, c’est-à-dire que l’anse afférente est placée du côté de la petite courbure de l’estomac. Ainsi, les sécrétions bilio-pancréatiques arrivent au niveau de la petite courbure et l’estomac s’évacue par son point le plus déclive, au niveau de la grande courbure ;
- l’anastomose est sous-mésocolique pour éviter une sténose de l’anse au travers du passage du mésocôlon.
La zone d’anastomose choisie vient sans tension se placer au contact de l’estomac qui est présenté à l’aide de pinces de Babcock, placées sur la ligne d’agrafage, sous la brèche mésocolique.
La fixation de la lèvre postérieure de la brèche doit se faire à ce moment, car il n’y a plus d’accès à cet endroit après la suture de l’intestin grêle à l’estomac.
Les deux mors d’une agrafeuse à anastomose et section sont introduits par ces orifices pour effectuer une anastomose latéro-latérale.
La pince est retirée, puis l’orifice d’introduction est refermé soit par des points séparés de suture résorbable, soit par un coup d’agrafeuse linéaire de 55 mm placé en triangulation.
La lèvre antérieure de la brèche mésocolique est refermée en avant de l’anastomose sur l’estomac. Ainsi, l’estomac peut remonter, mais l’anastomose reste sous-mésocolique.
Après réalisation et suture de la berge postérieure de la brèche mésocolique, l’anse grêle est présentée au contact de l’estomac.
Un premier surjet séro-musculaire solidarise l’anse grêle et l’estomac qui sont ouverts de part et d’autre de ce surjet d’adossement. Un second surjet réalisé au fil résorbable décimale 3 est réalisé de la petite à la grande courbure, à points totaux : c’est un surjet d’hémostase.
L’anastomose est placée en position sous-mésocolique par la réalisation de la suture du mésocôlon à la face antérieure de l’estomac.
L’anastomose est brièvement éversée pour s’assurer de l’absence de saignement sur les tranches de section.
1. Ce type d’anastomose peut également être réalisé à la face postérieure de l’estomac. Après section de l’estomac par une agrafeuse linéaire de 90 mm, la face postérieure de l’estomac est présentée en regard de l’intestin grêle comme pour l’anastomose terminale. La suture latéro-latérale est alors réalisée en 4 plans.
2. Anastomoses iso-péristaltiques
3. Anastomoses pré-coliques
4. Anastomoses sur anse en Y
5. Anastomoses sur la face antérieure de l’estomac (moins fonctionnelles)
Anastomose selon Finsterer :
Elle est également réalisée en sous-mésocolique.
Sa principale variation par rapport à l’anastomose selon Polya est sa longueur.
L’anastomose selon Polya est une anastomose à bouche totale ; l’anastomose selon Finsterer est à bouche partielle, réalisée sur la partie gauche de la tranche de section gastrique.
Ce qui caractérise en outre l’anastomose selon Finsterer est l’accolement de l’intestin grêle au « manche » de la raquette gastrique, ce qui crée une coudure s’opposant au reflux biliaire dans l’estomac. Pour cela, trois ou quatre points sont passés et noués, chargeant successivement la face antérieure, puis postérieure de l’estomac et l’intestin grêle.
Un drainage réalisé par un drain de Redon ou par une lame est placé en regard de l’anastomose.
La sonde naso-gastrique est mise en place sous contrôle digital en regard de l’anastomose ; elle est maintenue en aspiration douce pour une durée de 2 à 5 jours (moins de 30 mm Hg), puis retirée.
L’alimentation est reprise après un éventuel contrôle de l’anastomose par un transit oeso-gastro-duodénal à la gastrograffine.
Le drainage est retiré après mobilisation le 5è jour postopératoire.
Suites postopératoires après une anastomose selon Polya :
Ce type d’anastomose (Polya ou Billroth II) est particulièrement sûr ; les désunions anastomotiques sont exceptionnelles.
Danger :
Après anastomose mécanique, des chutes d’escarre avec hématémèse, méléna ou éventuellement anémie transitoire peuvent être observées. Il peut parfois être nécessaire de ré-intervenir pour compléter l’hémostase d’une tranche de section (Kyzer et al., 1997).
Conclusion :
Les gastrectomies pour pathologies bénignes sont devenues rares, leur utilité étant même mise en doute pour certains auteurs (Witte, 1997; Witte, 1995).
Elles restent toutefois d’actualité dans la pathologie ulcéreuse (Lacaine, 1996), surtout dans les régions où le coût et la disponibilité du traitement médical restent aléatoires (Balafrej et al., 1997). Leurs indications doivent être mesurées en fonction des troubles fonctionnels qui marquent la vie de ces patients (Gertsch et al., 1996; Jordan et Thornby, 1994), en particulier le Dumping syndrome.

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