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RÉSULTATS ET SUIVI POSTOPÉRATOIRE DE LA SPLÉNECTOMIE LAPAROSCOPIQUE




Dr B Delaitre , Hôpital Cochin, Paris, France





1. Durée opératoire

2. Conversions

3. Complications

4. Résultats lointains

5. Évaluation économique

6. Conclusion

7. Références


1. Durée opératoire

1.1. Statistiques

La durée varie de 65 à 340 minutes ; la durée moyenne est de l’ordre de 160 minutes ( Emmermann et al. , 1995 ; Katkhouda et al. , 1998 ; Delaitre et al. , 2000 ). Dans ces séries, elle est influencée par l’expérience de l’opérateur avec une durée significativement plus courte au-delà de la dixième intervention (p<0,01) ; l’obésité avec un Indice de Masse Corporelle (IMC)>30 est un facteur d’allongement significatif du temps opératoire (p = 0,01). La taille de la rate supérieure à 15 cm appréciée sur l’échographie préopératoire allonge également la durée opératoire qui atteint 207 minutes dans la série de Katkhouda et al. (1998) . Dans les articles comparant chirurgie ouverte et laparoscopique, la durée de la splénectomie laparoscopique est significativement supérieure : p<0,05 (tableau 1.1). La thrombopénie ne représente plus une contre-indication à la chirurgie laparoscopique : les échecs du traitement préopératoire avec un taux de plaquettes inférieur à 10 000 ont été relevés dans 6 % des cas dans la série de Katkhouda et al. (1998) sans conséquence particulière. Ce taux des plaquettes était inférieur à 30 000 dans 10,5 % des cas de la série française ( Delaitre et al. , 2000 ). Des transfusions plaquettaires peropératoires sont alors nécessaires ( Katkhouda et al. , 1998 ). Les transfusions de globules rouges sont rarement indiquées : 2 à 6 % des patients ( Emmermann et al. , 1995 ; Flowers et al. , 1996 ; Katkhouda et al. , 1998 ), sauf dans les cas où une conversion a été nécessaire ( Flowers et al. , 1996 ; Katkhouda et al. , 1998 ; Kusminsky et al. , 1995 ). Le saignement est habituellement inférieur à celui observé dans les splénectomies pratiquées par voie ouverte ( Yee et al. , 1995 ). L’auto-transfusion effectuée au début de notre pratique ne semble donc plus nécessaire. Actuellement, la thrombopénie, même majeure, ne représente donc pas une contre-indication à la splénectomie laparoscopique.

Dans les séries comparant laparoscopie et chirurgie ouverte, la reprise du transit intestinal est plus précoce avec un gain significatif de 50 % en faveur de la splénectomie laparoscopique (tableau 1.1). L’intensité de la douleur et la consommation d’antalgiques sont significativement réduits ( Delaitre et Pitre, 1997 ; Hashizume et al. , 1996 ). La différence est également significative pour la durée d’hospitalisation qui varie de 2,4 à 5 jours après laparoscopie contre 5 à 9 jours après laparotomie.
Figure
Tableau 1.1

Séries comparant splénectomie laparoscopique (lap) et chirurgie ouverte (o)

1.2. Rates accessoires

Leur taux varie de 9,3 à 27,5 % ( Flowers et al. , 1996 ; Katkhouda et al. , 1998 ; Park et al. , 1999 ; Delaitre et al. , 2000 ; Watson et al. , 1997 ; Friedman et al. , 1996 ) avec un taux moyen de 15 %. Ceci correspond au taux de la population générale qui se situe entre 15 % et 20 %. Dans les séries comparatives (tableau 1.2), on ne retrouve pas de différence significative entre splénectomie laparoscopique et splénectomie par voie ouverte. Seul Gigot et al. (1998) a rapporté un taux plus élevé de rates accessoires (41 %). Dans cette série, des scintigraphies effectuées 24 mois après l’intervention ont mis en évidence du tissu splénique résiduel dans 50 % des cas : il s’agit vraisemblablement d’une splénose secondaire à une effraction peropératoire de la capsule splénique. Ce phénomène fréquent après traumatisme splénique : 44 à 76 % des cas pour Gunes et al. (1994) , Nielsen et al. (1981) et Normand et al. (1993) est évalué entre 15 et 20 % après splénectomie par voie ouverte pour maladie hématologique ( Spencer et al. , 1981 ). La qualité de la dissection, l’absence d’hémorragie et l’utilisation d’un sac pour extraire la rate sont des facteurs importants de prévention de la splénose.

Tableau 1.2 : Rates accessoires : laparoscopie versus chirurgie ouverte

Laparoscopie
Chirurgie ouverte
N
Rates
accessoires

N
Rates
accessoires

Delaitre et Pitre (1997)
28
3 (10,7 %)
28
5 (17,8 %)
Donini et al. , 1999
44
4 (10 %)
56
5 (9 %)
Glasgow et al. , 1997
52
8 (16 %)
28
6 (21 %)
Park et al. , 1999
147
22 (15 %)
63
3 (4,8 %)
Watson et al. , 1997
13
2 (15 %)
47
3 (6 %)




1. Durée opératoire

2. Conversions

3. Complications

4. Résultats lointains

5. Évaluation économique

6. Conclusion

7. Références


2. Conversions

Le taux de conversion à la laparotomie était compris entre 16 et 20 % dans les premières séries rapportées ( Emmermann et al. , 1995 ; Flowers et al. , 1996 ; Phillips et al. , 1994 ) ; il est inférieur à 10 % dans les séries récentes ( Rhodes et al. , 1995 ; Katkhouda et al. , 1998 ; Trias et al. , 2000 ; Park et al. , 1999 ; Donini et al. , 1999 ; Friedman et al. , 1996 ; Smith et al. , 1996 ), voire nul ( Brunt et al. , 1996 ; Schlinkert et Mann, 1995 ; Tsiotos et Schlinkert, 1997 ). Dans notre propre expérience, nous avons été amené à convertir une fois sur les dernières 40 splénectomies effectuées pour purpura thrombopénique idiopathique ou anémie hémolytique.

Dans leur majorité, ces conversions sont en relation avec une hémorragie intéressant le pédicule splénique, les vaisseaux courts gastriques, la rate ou les gros vaisseaux de voisinage (2/3 des conversions de la série française ( Delaitre et al. , 2000 ). Les autres causes sont dues à des difficultés pour aborder le pédicule du fait de l’obésité ou d’adhérences importantes.

Dans l’étude française ( Delaitre et al. , 2000 ), le taux de conversion est significativement corrélé :
  • à l’obésité (IMC>30 : p<0,001) ;
  • à la technique d’hémostase qui est significativement meilleure par agrafage que par ligature ou clips (p<0,001) ;
  • à l’existence d’une splénomégalie (poids de la rate >350 g : p<0,05) ;
  • à l’expérience des opérateurs, basée sur 10 splénectomies (p<0,001).
La splénomégalie représente un facteur important de difficultés. Dans la série de Targarona et al. (1998) , la splénomégalie majeure (poids>2 500 g) a nécessité 3 conversions sur 19 cas (15,8 %) par manque d’espace pour manipuler les instruments. Schlachta et al. (1999) rapporte également 3 conversions (21 %) dans des splénectomies pour hémopathie maligne pour des rates volumineuses (23, 24 et 27 cm). Toutefois, les splénomégalies plus modérées (400 g à 2 000 g) ne représentent plus une contre-indication à la chirurgie laparoscopique ( Targarona et al. , 1998 ).

Si l’on compare les résultats des conversions avec ceux des splénectomies menées par laparoscopie pure ( Delaitre et Pitre, 1997 ), la conversion retarde significativement la reprise du transit (62,9 heures contre 38,5 heures : p<0,001) ; elle prolonge la durée de consommation d’antalgiques (3,9 jours) contre 2,3 jours et allonge la durée moyenne de séjour (10,1 jour) contre 5,5 jour (p<0,001) en raison notamment d’une morbidité plus importante (27,3 % contre 10,4 % : p<0,002).




1. Durée opératoire

2. Conversions

3. Complications

4. Résultats lointains

5. Évaluation économique

6. Conclusion

7. Références


3. Complications

La fréquence des complications varie de 0 à 23 % (Tableau 1.1).

3.1. Morbidité

Dans la série française ( Delaitre et al. , 2000 ), la morbidité globale était de 13,8 % (n = 38) ; elle était significativement plus élevée en cas de conversion (27,3 contre 10,4 % : p<0,002) d’obésité (20 % contre 7,7 % : p<0,001) et d’affection maligne (33 % contre 12,6 % : p<0,001). Si l’on collige les résultats de 12 séries comportant 795 splénectomies laparoscopiques (Tableau 3.1 : Emmermann et al. , 1995 ; Flowers et al. , 1996 ; Rhodes et al. , 1995 ; Katkhouda et al. , 1998 ; Trias et al. , 2000 ; Park et al. , 1999 ; Delaitre et al. , 2000 ; Donini et al. , 1999 ; Glasgow et al. , 1997 ; Smith et al. , 1996 ; Watson et al. , 1997 ; Hashizume et al. , 1996 ), on obtient un taux de complications de 9 % (72 cas). Les complications les plus fréquentes sont les complications pariétales (hématomes, abcès, éviscération), les hémorragies intrapéritonéales, les pneumopathies et pleurésies, les abcès ou hématomes sous-phréniques. Les 5 phlébites ont été responsables de 3 embolies pulmonaires. Des pancréatites aiguës postopératoires ont également été décrites ( Gigot et al. , 1996 ; Katkhouda et al. , 1998 ; Delaitre et al. , 2000 ; Donini et al. , 1999 ; Tsiotos et Schlinkert, 1997 ) : la queue du pancréas se trouve en effet à moins d’1 cm du hile splénique chez 75 % des patients ; elle est en contact direct avec le hile dans 30 % des cas. Il est donc nécessaire d’effectuer une dissection prudente et attentive des vaisseaux spléniques et de la queue du pancréas. Cette manœuvre est facilitée par la technique de suspension splénique où la rate reste attachée au diaphragme et le pancréas et les vaisseaux spléniques sont mis en tension ( Katkhouda et al. , 1998 ; Delaitre, 1995 ). Des ré-interventions ont été nécessaires 13 fois (18 %).

Tableau 3.1 : Complications des splénectomies laparoscopiques (12 séries : Emmermann et al. , 1995; Flowers et al. , 1996; Rhodes et al. , 1995; Katkhouda et al. , 1998; Trias et al. , 2000; Park et al. , 1999; Delaitre et al. , 2000; Donini et al. , 1999; Glasgow et al. , 1997; Smith et al. , 1996; Watson et al. , 1997; Hashizume et al. , 1996 )
Complications pariétales
14
Hémorragies intrapéritonéales
13
Pneumopathies – Pleurésies
11
Collection sous-phrénique
9
Thrombophlébite / Embolie pulmonaire
5
Iléus – Occlusion
4
Pancréatite
4
Anémie
2
Complication cardiaque
1
Complication urinaire
1
Autres
6
72/795 (9 %)
Dans les séries comparant laparoscopie et laparotomie, les complications sont moins fréquentes après laparoscopie (tableau 1.1) et leur gravité est habituellement moindre ( Katkhouda et al. , 1998 ).

Dans des séries comparant les splénectomies pour lésions malignes et bénignes, les complications sont observées de façon identique dans les deux groupes pour Schlachta et al. (1999) . Toutefois, la plupart des auteurs s’accorde pour estimer que les complications sont plus fréquentes lorsque la splénectomie est effectuée pour une affection maligne ( Delaitre et al. , 2000; Klingler et al. , 1999; Horowitz et al. , 1996; Schwartz, 1996 ). L’association à une infection par le VIH ne semble pas aggraver le pronostic immédiat : 1 complication sur 8 cas de Trias et al. (2000) .

3.2. Mortalité

Il n’y a pas eu de décès peropératoire rapporté dans la littérature. La mortalité périopératoire est nulle ou faible dans les splénectomies laparoscopiques (0 à 4 %) ; elle varie de 1 à 9 % dans les splénectomies par voie ouverte ( Horowitz et al. , 1996; Schwartz, 1996; Musser et al. , 1984 ). La mortalité périopératoire dans les splénectomies laparoscopiques pour hémopathies bénignes est habituellement nulle ou très faible ; on en relève trois cas dans la littérature : un sepsis sur cathéter central chez un patient présentant un PTI et porteur d’une hypertension pulmonaire avec décès à J8 ( Flowers et al. , 1996 ) ; une hémorragie peropératoire et postopératoire chez un patient opéré pour anémie hémolytique auto-immune et présentant une insuffisance cardiaque : décès à J33 ( Schlachta et al. , 1999 ) ; un décès à J8 par thrombose de la veine cave inférieure et de la veine mésentérique supérieure après splénectomie pour hypersplénisme ( Park et al. , 1999 ). Dans les PTT, Glasgow et al. (1997) a rapporté deux décès par extension de lésions nerveuses préexistantes.

Dans les affections malignes, les décès sont peu fréquents (0 à 7 %) : on relève un décès à J7 (4,2 %) par infarctus du myocarde chez un malade porteur d’un lymphome ( Rhodes et al. , 1995 ), un décès à J28 (4,7 %) pour pneumopathie chez un patient présentant une leucémie lymphoïde chronique ( Flowers et al. , 1996 ), un décès (7 %) pour pancréatite et sepsis chez un patient présentant un lymphome hodgkinien et une séropositivité ( Schlachta et al. , 1999 ).

3.3. Hémopathies malignes

Le taux de conversion est plus élevé que dans les affections bénignes (21 % pour Schlachta et al. , 1999 ) en raison du volume de la rate et de la présence fréquente d’adénopathies au niveau du pédicule splénique. La série de Donini et al. (1999) ne fait pas apparaître de différence significative de morbidité dans les splénectomies laparoscopiques effectuées pour PTI et hémopathies malignes, mais dans la série française ( Delaitre et al. , 2000 ), la morbidité est plus élevée dans les hémopathies malignes : 33 % versus 12,6 %. Dans une série comparant laparoscopie et chirurgie ouverte ( Schlachta et al. , 1999 ), on relève une morbidité identique : 9 % et 11 % et un décès après laparoscopie. Cependant, pour Donini et al. (1999) , la laparoscopie a une morbidité inférieure à la chirurgie ouverte : 7,7 % versus 23,8 %. Dans la série de Trias (28 cas) ( Trias et al. , 2000 ), la morbidité atteint 28 % avec 2 complications hémorragiques. Toutefois, ces chiffres sont bien inférieurs à ceux d’ Horowitz et al. (1996) qui fait état d’une morbidité de 52 % et d’une mortalité de 9 % dans 135 splénectomies effectuées par voie ouverte avec des complications significativement plus fréquentes lorsque le poids de la rate est supérieur à 2 kg.




1. Durée opératoire

2. Conversions

3. Complications

4. Résultats lointains

5. Évaluation économique

6. Conclusion

7. Références


4. Résultats lointains dans les affections bénignes

4.1. Purpura thrombopénique idiopathique

Dans le petit nombre d’études qui rendent compte des résultats tardifs de la splénectomie, le recul moyen varie de 14 à 48 mois ( Katkhouda et al. , 1998; Trias et al. , 2000; Delaitre et Pitre, 1997; Tsiotos et Schlinkert, 1997; Zamir et al. , 1996 ) (tableau 4.1). La réponse à la splénectomie est habituellement favorable chez plus de 80 % des patients ( Katkhouda et al. , 1998; Trias et al. , 2000; Delaitre et al. , 2000; Friedman et al. , 1997; Watson et al. , 1997; Tsiotos et Schlinkert, 1997; Zamir et al. , 1996; Szold et al. , 2000 ). Ces chiffres sont comparables à ceux obtenus par chirurgie ouverte ( Delaitre et Pitre, 1997; Watson et al. , 1997 ). Actuellement, on estime le taux de réussite de la splénectomie à plus de 90 % si les plaquettes sont détruites intégralement dans la rate après la splénectomie et à 62 % lorsque la destruction est mixte (hépatique et splénique) ( Najean et al. , 1997 ). Une forte ascension du chiffre des plaquettes en période postopératoire est un élément de bon pronostic : Katkhouda et al. (1998) n’a pas observé de récidive chez les patients dont les plaquettes dépassaient 160 000/mm 3 dans les 3 premiers jours suivant l’intervention. Cette donnée avait été soulignée par Julia et al. (1990) dans une étude multivariée des facteurs de réponse au traitement. Ces récidives peuvent être le fait d’une destruction extra-splénique des plaquettes : médullaire, hépatique ou au niveau de la rate accessoire ( Gigot et al. , 1998 ). Pour certains auteurs, les rates accessoires sont en cause dans 70 % des récidives ( Rudowski, 1985 ). La présence de tissu splénique résiduel (splénose ou rate accessoire recherchée par scintigraphie post-splénectomie) varie de 12 % ( Facon et al. , 1992 ) à 48 % ( Akwari et al. , 1987 ). Elle était de 50 % à 24 mois dans la série de Gigot et al. (1998) avec un taux de récidive de 16 %. Toutefois, la croissance des rates accessoires est lente demandant souvent une dizaine d’années avant d’avoir un effet sur la thrombopénie : l’ablation des rates accessoires n’a un effet positif que dans 27 à 75 % des cas ( Akwari et al. , 1987; Verheyden et al. , 1978 ). Elle a assez souvent été possible par voie laparoscopique ( Watson et al. , 1997; Morris et al. , 1999; Szold et al. , 2000 ). Des récidives s’observent également en cas de pathologie associée telle que le lupus érythémateux ( Trias et al. , 2000 ).
Figure
Tableau 4.1

Résultats des splénectomies dans le PTI (laparoscopie versus chirurgie ouverte)

4.2. Purpura thrombopénique thrombotique

Les résultats sont moins favorables : 4 succès chez 6 patients de Katkhouda et al. (1998) , mais 6 échecs sur 6 cas de Bell et al. (1991) Le faible nombre de cas opérés ne permet pas de mettre en évidence des facteurs prédictifs de succès.

4.3. Anémie hémolytique

Les résultats sont excellents dans les sphérocytoses : 90 % à 100 % de succès avec des reculs de 27 et 37 mois ( Katkhouda et al. , 1998 ; Trias et al. , 2000 ). Dans les anémies auto-immunes, la splénectomie laparoscopique obtient un succès durable dans respectivement 70 %, 88 % et 92 % des cas ( Katkhouda et al. , 1998; Trias et al. , 2000; Park et al. , 1999 ).




1. Durée opératoire

2. Conversions

3. Complications

4. Résultats lointains

5. Évaluation économique

6. Conclusion

7. Références


5. Évaluation économique

Le coût de la splénectomie laparoscopique est habituellement inférieur à celui de la voie ouverte : 3 311$ contre 3 861$ chez les patients de Park et al. (1999) ; dans cette série, le coût de la splénectomie non compliquée était de 2 794$ en laparoscopie et de 3 362$ en chirurgie ouverte ; en cas de conversion, le coût s’élevait à 3 443 $. Il en est de même dans d’autres séries ( Glasgow et al. , 1997; Watson et al. , 1997 ). Pour Hashizume et al. (1996) , le coût est significativement inférieur dans la splénectomie laparoscopique (p<0,001). Seul Smith et al. (1996) conclut à un résultat opposé avec un surcoût de la laparoscopie.




1. Durée opératoire

2. Conversions

3. Complications

4. Résultats lointains

5. Évaluation économique

6. Conclusion

7. Références


6. Conclusion

La splénectomie laparoscopique est devenue le traitement de choix de certaines maladies hématologiques, comme le PTI et les AH. Avec une mortalité quasi-nulle et une faible morbidité, elle permet de réduire de moitié la durée d’hospitalisation, d’améliorer la qualité de vie des opérés en diminuant la durée de l’iléus postopératoire et la consommation d’antalgiques et d’aboutir à un coût inférieur à celui de la chirurgie ouverte.

Ses résultats sont moins probants en cas de splénomégalie néoplasique, chez les sujets obèses et lorsque l’opérateur manque d’expérience. La splénomégalie, grâce aux techniques de splénectomie assistée, ne représente plus une contre-indication à la laparoscopie.

La laparoscopie est contre-indiquée en cas d’hypertension portale.

La position latérale du patient dite « technique de rate en suspension » et l’agrafage mécanique du pédicule constituent les points essentiels de cette technique.




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2. Conversions

3. Complications

4. Résultats lointains

5. Évaluation économique

6. Conclusion

7. Références


7. Références

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