Reflux gastro-oesophagien : complications peropératoires
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Abstract
Le chapitre sur le traitement du reflux gastro-oesophagien présente tous les aspects des complications peropératoires.
L'agencement du bloc opératoire, la position du patient et du matériel, le choix des instruments sont détaillés. Les points techniques de ce chapitre sont présentés étape par étape : perforations, hémorragies, pneumothorax, emphysème, traumatisme du nerf vague.
L'agencement du bloc opératoire, la position du patient et du matériel, le choix des instruments sont détaillés. Les points techniques de ce chapitre sont présentés étape par étape : perforations, hémorragies, pneumothorax, emphysème, traumatisme du nerf vague.
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2001-02
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E-publication
WeBSurg.com, Feb 2001;1(02).
URL: http://www.websurg.com/doi-ot02fr006.htm
URL: http://www.websurg.com/doi-ot02fr006.htm
Reflux gastro-oesophagien : complications peropératoires
1. Introduction
Les complications peropératoires sont de l’ordre de 5 % :1. perforations œsophagiennes ou gastriques
2. hémorragies
3. pneumothorax
4. emphysème médiastinal
5. traumatisme du nerf vague
2. Perforations
Fréquence :- elles sont rares (environ 1 %) ;
- redoutables si elles ne sont pas reconnues en peropératoire, car elles exposent à une mortalité de 20 à 50 %.
Mécanismes :
- mise en place d’une bougie de calibrage ou de la sonde gastrique ;
- manipulations traumatisantes de l’œsophage parfois fragilisé par une périœsophagite ;
- dissection « aveugle » sans repères anatomiques rigoureux.
Que faire ?
Suturer la perforation et la recouvrir avec la fundoplicature.
3. Hémorragies
Fréquence :Elles sont rares, le plus souvent modérées, et ne nécessitent pas de transfusion.
Mécanisme :
Elles proviennent :
a. d’un vaisseau de la paroi musculaire au niveau de l’insertion d’un trocart ;
b. d’un vaisseau du cardia ;
c. d’une artère diaphragmatique, notamment sur le pilier gauche ;
d. d’une effraction involontaire du foie occasionnée par l’écarteur ou un instrument ;
e. d’une plaie de la rate.
Que faire ?
a. point transfixiant ;
b. et c. contrôle hémostatique à l’aide de la coagulation bipolaire ;
d. compression à l’aide d’un écarteur mousse ou utilisation d’un bistouri Argon ;
e. bistouri Argon ou colle biologique.
4. Pneumothorax
Fréquence :Le pneumothorax au CO2 est une complication spécifique mais bénigne de l’abord laparoscopique.
Son incidence est d’environ 3 %, mais très vraisemblablement sous-estimée.
Mécanisme :
Il est provoqué par la rupture de la plèvre, plus souvent gauche que droite, lors d’une dissection médiastinale trop poussée.
Que faire ?
Le traitement du pneumothorax consiste à modifier les paramètres de la ventilation en introduisant une PEEP.
Le drainage thoracique n’est pas utile : la radiographie thoracique postopératoire est le plus souvent normale car le pneumothorax au CO2 est rapidement résorbé dès l’arrêt de l’insufflation.
5. Emphysème
Fréquence :Il est exceptionnel.
Mécanisme :
Un emphysème médiastinal et/ou sous-cutané peut survenir occasionnellement, pendant ou après une intervention lorsque la dissection hiatale a été profonde ou longue.
Que faire ?
La première mesure thérapeutique est l’adaptation de la ventilation mécanique associée ou non à une réduction de la pression d’insufflation.
6. Traumatisme/nerf vague
Fréquence :Il est rarement rapporté dans la littérature car le plus souvent méconnu.
Mécanisme :
Section au bistouri électrique ou brûlure par diffusion de courant.
A : lors de la dissection de la membrane phréno-œsophagienne pour le nerf vague antérieur ;
B : lors de la dissection de la face postérieure de l’œsophage pour le nerf vague postérieur.
Que faire ?
Prévention : dissection minutieuse et individualisation des deux nerfs.

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