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Clinical Case
TUMEUR DE L’OURAQUEDr M Smith, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, France 1. RésuméCe cas présente l’imagerie et la prise en charge d’une tumeur de l’ouraque. Cette pathologie est rare (500 cas publiés dans la littérature). Le traitement chirurgical initial consiste en une résection large de la tumeur, de la vessie et de l’ombilic, seule à même d’assurer la guérison du patient. Elle peut être réalisée sous laparoscopie. 2. Mots-clésUrgence, cancer, paroi abdominale 3. PatientHomme, 56 ans 4. Antécédents médicaux- colique néphrétique ; - sinon sans particularités. 5. Histoire de la maladieLe patient se présente avec des douleurs de la fosse iliaque droite et une hématurie. Un bilan échographique confirme la présence d’une lithiase rénale, mais diagnostique l’existence d’une masse située sur le dôme vésical. La lithiase rénale est traitée par lithotripsie dans un premier temps, puis par cystoscopie en raison de l’échec de la lithotripsie. Durant ce geste, l’intégrité de la paroi vésicale est confirmée. 6. ScannerMasse de 6 cm, liquidienne, homogène
7. TraitementL’approche chirurgicale est réalisée par voie laparoscopique. La tumeur est située à la partie antérieure et supérieure de la vessie. Il est réalisé une résection du dôme vésical, une résection complète de l’ouraque et une omphalectomie. 8. Bilan anatomopathologiqueL’examen anatomopathologique de la pièce opératoire confirme l’existence d’une adénocarcinome de l’ouraque. Le patient bénéficie d’une chimiothérapie complémentaire de principe. 9. DiscussionLes cancers de l’ouraque sont des tumeurs rares, dont la localisation est à l’origine d’une longue évolution avant que le diagnostic ne soit évoqué. L’histologie typique est un adénocarcinome, qui peut être muco-sécrétant ce qui peut aider à la confirmation du diagnostic. La présence de micro-calcifications sur la ligne médiane de l’abdomen est pathognomonique d’une tumeur néoplasique de l’ouraque. Le diagnostic se fait au décours d’une hématurie, comme dans le cas présenté ici, associé à des douleurs mictionnelles, et éventuellement la mise en évidence clinique d’une masse sus-pubienne. De nombreuses lésions peuvent être mises en évidence par voie endoscopique, le diagnostic étant alors fait sur une biopsie. Dans ce cas, une cystectomie partielle doit compléter le geste chirurgical d’exérèse. Toutefois, en raison de la grande fréquence des récidives locales, de nombreux auteurs recommandent la réalisation d’une exérèse mono-bloc de la vessie, associé à la résection de l’ouraque et de l’ombilic, ainsi qu’un curage pelvien. Le problème d’une exérèse incomplète réside en une récidive loco-régionale dont un second temps d’exérèse curatrice est le plus souvent impossible. La récidive est le plus souvent locale (15 %), suivie par des métastases ganglionnaires, pulmonaires et intra-péritonéales. En raison des difficultés de diagnostic différentiel des tumeurs du dôme vésical, toute tumeur localisée sur le dôme sera considérée comme une tumeur de l’ouraque jusqu’à preuve du contraire. Son approche chirurgicale suivra ainsi les principes des cancers de l’ouraque. La radio-chimiothérapie est peu efficace, mais elle représente la seule alternative thérapeutique. 10. Références
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