Miccoli P. Rôle de la chirurgie mini-invasive en endocrinologie. Epublication: WeBSurg.com, Dec 2001;1(12). URL: http://www.websurg.com/ref/doi-ed01fr0011.htm
P Miccoli (Italy)
Universita’ Degli Studi di Pisa
Pise, Italie
L'application de la chirurgie endoscopique aux glandes endocrines remonte à 1993 où la première série de surrénalectomies laparoscopiques fut présentée. Il s'est vite avéré que cette intervention offrait tellement d'avantages importants aux patients qu'elle est devenue en quelques années une technique de référence pour le traitement des maladies des glandes surrénales. Il est apparu immédiatement qu'une approche identique appliquée à la région cervicale où se trouvent les glandes thyroïdes et parathyroïdes était bien plus problématique. En effet, la petitesse de l'espace de travail, les complications éventuelles liées aux insufflations longues, l'instrumentation endoscopique inadaptée autant par les dimensions que par les modèles pour des interventions de la région cervicale sont apparus comme des obstacles importants à la diffusion de la thyroïdectomie et de la parathyroïdectomie mini-invasives. Malgré cela, au cours des deux dernières années les deux types d'interventions ont acquis un rôle important qui reste néanmoins toujours limité par plusieurs facteurs. Les avantages offerts par ces techniques bien que démontrés par des études prospectives apparaissent être moins essentiels que ceux offerts par la chirurgie abdominale laparoscopique. Le volume des masses thyroïdiennes destinées à la résection dépasse souvent les possibilités actuelles de la chirurgie endoscopique cervicale. Il existe très peu de chirurgiens expérimentés à la fois en chirurgie endocrinienne et en chirurgie laparoscopique. Certains points ont besoin d'être soulignés au risque de répéter une évidence : l'avantage cosmétique offert par cette approche dans une région délicate comme le cou ne peut pas être sous-estimé, surtout chez les femmes. Le développement rapide de la technologie a déjà énormément amélioré ces techniques. Ainsi, de nouveaux instruments de plus en plus petits, de plus en plus fins sont disponibles. Par conséquent, le temps opératoire considéré comme trop long par rapport à la chirurgie endocrinienne conventionnelle peut désormais l'égaler brillamment, ce qui est valable même pour des interventions comme la résection de tumeurs neuroendocrines du pancréas dont les observations deviennent de plus en plus fréquentes dans la littérature. Il n'est pas difficile ensuite de prédire une diffusion plus étendue de la chirurgie mini-invasive en endocrinologie dans un futur proche.

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